Biographie

Maria Sartova

Mettre en scène

Diplômée de L’Académie de Musique de Varsovie, une des dernières élèves du célèbre professeur de chant polonais Ada Sari. Maria Sartova a poursuivi sa formation vocale à Paris avec Camille Maurane et Régine Crespin, puis à la Scala de Milan avec Gina Cigna et en Allemagne avec Rudolf Bautz.

Après des débuts à L’Opéra de Wroclaw et au Grand Théâtre de Varsovie, elle s’est produite sur de nombreuses scènes européennes dans des premiers rôles, se faisant particulièrement remarquer dans celui de Tatiana d’Eugène Onéguine de Piotr Tchaïkovski. Elle a chanté principalement en France, Allemagne, Irlande, Suisse et Italie, mais également, en Israël et aux Etats Unis. Elle a enregistré des intégrales de musique russe et polonaise pour Radio France, et participé à de nombreux concerts et enregistrements d’opéras et de musique de chambre, avec l’Orchestre National et l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Son besoin d’accomplissement et son désir d’entrer plus profondément dans l’espace théâtral l’ont poussée tout naturellement à se tourner vers la mise en scène. Elle rencontre à Paris Bronislaw Horowicz, élève de Léon Schiller, metteur en scène de renommée mondiale. Cette collaboration et une longue amitié l’amènent à la réalisation cinématographique et à la mise en scène de théâtre.

A partir de 1996, Maria Sartova réalise pour des chaînes de la télévision polonaise et française des films documentaires consacrés à des figures célèbres de la vie culturelle de ces deux pays : « A la recherche du temps perdu », « Frédéric Chopin et les romantiques », « Le romantisme exilé » , avec la participation, entre autres, des comédiennes et comédiens tels que Leslie Caron, Maria Laborit, Andrzej Seweryn et Alexandra Stewart, « Mécène ou Pygmalion, un portrait de Misia Sert », « Autour d’un petit singe bleu »un portrait de compositeur Piotr Moss.

Depuis 2002, elle a collaboré en tant que metteur en scène avec de nombreux théâtres pour « Les Pêcheurs de perles », de George Bizet, « Un bal masqué » de Giuseppe Verdi, « Norma » de Vincenzo Bellini, « Princesse Czardas » d’Emmerich Kalman, « Hello, Dolly » de Jerry Herman, « 42nd Street » de Harry Warren (Masque d’Or, pour le meilleur spectacle théâtral de l’année) , « Der Freischütz » de Carl Maria von Weber, « Ragtime » de Stefen Flaherty. Le deuxième prix a été décerné à « Ragtime », pour le travail de l’ensemble de la troupe et la mise en scène de Maria Sartova, lors du deuxième Festival national des théâtres musicaux à Gdynia en Pologne. S’ensuivent, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehár, « Chant d’amour et d’extase » de Karol Szymanowski, « Les Sept péchés capitaux » de Kurt Weill, « La Mélodie du bonheur » de Richard Rodgers, « Don Giovanni » de Wolfgang Amadeus Mozart, « La Toison d’or » de Alexandre Tansman, « La Bohème » de Giacomo Puccini et « Orphée aux Enfers » de Jacques Offenbach, « Le Baron Tzigane » de Johann Strauss.